Un blog pour raconter quoi?

Un blog pour raconter quoi?

Un peu de qui je suis

Une femme de 31 ans, une maman, une fille, une épouse, une citoyenne, une professionnelle, une personne en quête de vérité, une stagiaire, une formatrice, une monitrice, une accompagnante, un soutien, une entrepreneuse, une personne curieuse, une passionnée, une porteuse, une allaitante, une maternante… et tout ça de manière parfaitement imparfaite.

Et un peu de ce qui fait que je suis là, à vous écrire

Sans aucun doute, c’est bien la maternité qui m’a mise là. Pourquoi?

Parce qu’avant d’être maman, suivre le troupeau m’allait bien. Me fondre dans la masse, ne pas être remarquée… En effet, la peur de ne pas être intégrée était très forte chez moi alors je faisais tout ce qu’il fallait pour l’être.

Jusqu’au jour où je suis devenue maman et où j’ai découvert l’amour inconditionnel et tellement intense.

Mon accouchement ne s’était pourtant pas bien passé, l’allaitement était douloureux, les nuits hachées menues, j’avais hérité d’un bébé ingrat, jamais satisfait, qui pleurait sans cesse et je me souviens avoir ressenti une extrême solitude.

Malgré tout, ce petit être était merveilleux et je l’ai aimé de tout mon coeur tout de suite.

En grandissant, il m’a permis de grandir, de m’interroger, d’aller chercher des informations, des études, et j’ai découvert une parentalité qui me parlait quand bien même elle n’était pas celle de la plupart des gens.

Ma peur de non-intégration n’a pas eu voie au chapitre, c’était une évidence, mon fils serait élevé de manière bienveillante, en respectant sa physiologie, en portant, en allaitant, en mettant tout en oeuvre pour qu’il soit heureux et en bonne santé.

Ce que je n’avais pas compris c’est que cet intêret pour les neurosciences et le développement des bébés allaient me mettre plus d’une fois dans des situations compliquées.

Je vous parlerai des différentes situations et interlocuteurs rencontrés dans un futur article 🙂

Mais ce n’est qu’à la naissance de mon troisième enfant que je me suis réellement autorisée à croire en moi.

Pour la première fois peut être bien de ma vie, j’ai osé dire non à une autorité. J’ai désobéis.

J’étais suivie dans une maison de naissance avec un projet de naissance sans péridurale, sans médicalisation… et après la troisième échographie, les sages-femmes de la maison de la maison de naissance ont émis des doutes sur le fait que je puisse y accoucher. La raison? Une prédiction de gros bébé à terme (97ème percentile).

Ayant déjà vécue 2 accouchements en maternité qui ne m’avaient pas satisfaits, cette annonce d’un possible transfert en maternité classique alors même que le travail n’avait pas commencé et que je n’avais pas eu ma chance d’y arriver, m’a mis dans un état de détresse total. Toutes mes cellules me hurlaient de ne pas y aller, de ne pas accepter.

J’ai finis par contacter une sage-femme pratiquant les accouchements à domicile et c’est ainsi qu’est née ma fille. Chez nous, dans un coin du salon. A 4 pattes, nue et accrochée au cou de mon mari. Pour la première fois j’avais dit non à l’autorité, non aux sachants et ça a été la naissance la plus belle et la plus intense que j’ai vécu. Je me suis félicité d’avoir écouté pour une fois mon envie, mon besoin, de m’être écoutée moi et seulement moi.

A partir de ce moment-là j’ai compris qu’on m’avait menti. Depuis le départ, ma plus tendre enfance certainement, j’avais pris pour acquis que je n’étais pas la meilleure personne pour savoir ce qui était bien pour moi. D’abord ma mère, puis l’école, puis les conseillers pédagogiques, puis les médecins, puis… J’offrais mon entière confiance en ces autorités quite à en être déçue parfois.

Mais quand on devient parent, il se peut que nous nous prenions nos plus belles contradictions dans la tête. Que l’on soit obligés de se remettre en questions, d’aller chercher loin dans notre histoire ce qui se joue… et d’abandonner les autorités parce que ce qu’elles nous proposent nous poussent trop loin de ce que notre conscience nous dit. La divergence est trop forte, on ne peut pas entendre ce qu’on nous propose. Alors on cherche ailleurs… et peut-être que si vous êtes là c’est que vous êtes en train de chercher ailleurs justement.

Ce qui fait que je suis là, à vous écrire, c’est que j’ai envie de vous dire un truc que peut-être personne ne vous a dit depuis longtemps.

« Personne ne sait mieux que vous ce dont vous avez besoin »

Et le truc qui est super c’est que si vous vous écoutez, vous ne pouvez pas vous planter. Au pire vous n’obtiendrez pas ce que vous attendiez mais vous aurez appris, vous aurez cheminé, vous aurez certainement obtenu quelque chose d’encore mieux, une leçon de vie. Mais vous serez allé au bout de votre besoin et vous n’aurez aucune rancoeur contre personne. Ce qui est juste pour vous à l’instant T est toujours une bonne chose !

La parentalité n’est qu’une immense leçon de vie si on s’autorise à être à l’écoute et à apprendre. Chaque jour un peu plus, chaque jour un peu différent du précédent.